« Il s’agit du Cameroun, République Centrafricaine, République démocratique du Congo, Liberia, Nigéria, République du Congo et Sierra Leone où des cas ont été signalés. En 2020, la République démocratique du Congo concentrait 95 % du nombre total de ces cas. »

Sept pays africains ont signalé à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) un total de près de 1 400 cas de variole du singe, dont 1392 cas suspectés et 44 confirmés, depuis le début de l’année. Ce décompte concerne les cas enregistrés du début de l’année jusqu’à la mi-mai, et repose sur des rapports préliminaires. Les cas ont été signalés au Cameroun, en République Centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Liberia, au Nigéria, en République du Congo et en Sierra Leone. Le nombre de cas signalés en 2022 est légèrement inférieur à la moitié des cas enregistrés en 2021. Bien que le virus ne se soit pas étendu à de nouveaux pays non endémiques en Afrique, sa portée géographique au sein des pays où des foyers sont apparus s’est élargie ces dernières années. Par exemple, au Nigéria, la variole du singe a été signalée principalement dans le sud du pays jusqu’en 2019 et, depuis 2020, le virus s’est étendu aux régions du centre, de l’est et du nord du pays. L’OMS et ses partenaires s’efforcent à mieux comprendre l’ampleur et les causes de l’épidémie de variole du singe dans le monde, qui est atypique dans la mesure où de nombreux cas sont signalés dans des pays non endémiques et n’ayant jamais connu une propagation considérable parmi des personnes ne s’étant pas rendues dans des zones endémiques.  Pour rappel, la variole du singe a été détectée pour la première fois chez l’homme en 1970 dans la Région africaine et depuis lors, la plupart des cas ont été signalés dans les zones rurales et les forêts tropicales. Pendant des décennies, seuls quelques cas ont été signalés de manière sporadique. Puis, en 2017, il y a eu un pic soudain, avec plus de 2 800 cas signalés dans cinq pays. Cette flambée s’est poursuivie, atteignant un pic en 2020 avec plus de 6 300 cas. La République démocratique du Congo concentrait 95 % du nombre total de cas signalés. Les chiffres ont ensuite chuté l’année dernière pour atteindre environ 3 200 cas. Les raisons de ces pics ne sont pas entièrement connues, mais ils peuvent être dus à la déforestation et à l’empiètement des populations sur les habitats des animaux hôtes de la variole du singe.

La Cloche RDC

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