« Elles s’énumèrent en terme des centaines ces écoles abandonnées depuis presqu’une à deux ans en secteurs de BENI-MBAU et RWENZORI pour des raisons sécuritaires. Des apprenants et enseignants ont jugé mieux de se déplacer que de rester exposé aux récurrentes attaques ADF. Pendant que des élèves et écoliers poursuivent cours dans leurs lieux de refuge, leurs enseignants par contre continuent à toucher leurs salaires chaque fin du mois sans enseigner. »

L’école primaire BUKOKOMA de MUTWANGA en secteur de RWENZORI sert mieux d’illustration. Ici tous les enseignants sont mécanisés et payés régulièrement par le gouvernement congolais même s’ils n’enseignent plus depuis bientôt 2 ans. Surprise ! Tous les écoliers ont fuis craignant pour leurs propres sécurités mais l’enseignant passe à la banque chaque fin du mois pour percevoir son salaire. Pour quel travail rendu à la république ? Scandale ! Mais ce n’est pas lui qui avait fermé l’école. Même si ces professionnels de la craie ont trouvé d’autres emplois du temps, ils souhaitent toujours reprendre le chemin de l’école aussitôt que la situation sera stable apprend-t-on du directeur de cette école. Cette situation ne fait plus une exception en territoires de BENI et IRUMU avec la recrudescence des tueries dans cette région. Plusieurs écoles et structures sanitaires pourtant avec un personnel payé, ont été abandonnées à leurs tristes sorts.

Et le patrimoine immobilier ?

Des jolis bâtiments, souvent érigés avec l’appui des humanitaires sont abandonnés. En secteur de RWENZORI, territoire de BENI par exemple, un joli bâtiment récemment inauguré se meurt à KIBANDA, non loin de la route principale. Des apprenants ne l’ont même pas exploité un seul jour. Aussitôt inauguré, les massacres ont suivis dans cette région et personne n’est venu à l’école au lendemain de l’inauguration du bâtiment témoigne une voisine de cette école. Même à MUTWANGA, de l’autre côté, plusieurs écoles sont également fermées. Ici les élèves et enseignants ont délocalisés leurs écoles vers MWENDA pour étudier dans des conditions sécuritaires presque minimum. Rappelons que MUTWANGA a également connu un cycle des violences attribué aux rebelles ADF il y peu. Des maisons ont été incendiées aux cotés des centaines des citoyens abattus et d’autres pris en otage dont notre collègue PIUS MANZIKALA de RWENZORI VOICE RADIO.

Ivan Eliel

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