Nous sommes au Quartier MASYANI en diagonal de l’abattoir public de BENI. Un militaire occupe ici un chalet (maison en planche) récemment aménagé et abandonné par son propriétaire pour des raisons sécuritaire. Curieusement, la résidence a aussitôt été occupée par un militaire sans avisée son propriétaire qui s’est déplacé depuis quelques mois au centre-ville craignant pour sa sécurité à la suite d’une série d’incursion ADF dans ce coin de la ville de BENI. Même son petit jardin de manioc est désormais exploité par un militaire aussi ami de l’agriculture. Scandale à notre arrivée, le caporal dont nous taisons le nom exploite aussi le cacao que l’on pouvait voir sur une bâche étalée au soleil à sa résidence. Difficile à ce niveau de tirer une photo pour éviter d’attirer la curiosité.

Ils exploitent aussi les champs environnants.

La voisine à notre cher militaire n’a plus des mots pour exprimer sa désolation. Selon lui, ce sont des militaires qui lancent souvent la première collecte des champs des paysans ici à MASYANI, voilà pourquoi ils récoltent leurs maniocs 6 mois avant la saison de la moisson. Il en est de même pour les quelques tiges de cacao visibles localement. Avant même de murir, nos cacaos sont récoltés par les mêmes militaires sous nos beaux yeux impuissant et ce sont leurs épouses qui les vendent par kilogramme aux exportateurs des produits agricoles apprend-t-on de notre source. A la même source d’ajouter qu’il a été contraint de retourner de son lieu de déplacement peu importe la situation sécuritaire dans la région à la suite des telles pratiques.

Ivan Eliel, depuis BENI

Spread the love