Dans une longue correspondance de 8 pages et dont nous détenons une copie, ces élus du peuple lèvent le ton. Déception et désolation, depuis l’Etat de siège, ces parlementaires ont vu moins que ce qu’ils croyaient par rapport aux attentes suscitées par la proclamation de l’Etat de siège. Curieux, la proclamation de cet Etat de siège a été plus médiatique qu’opérationnelle sur terrain au point que la cible de cet Etat de siège pouvait s’organiser pour s’en échapper. Aussi, notent ces élus, jusqu’au 85è jours, les opérations militaires annoncées dans le cadre de cet Etat de siège n’ont jamais été lancées. Ces parlementaires redoutent que cette mesure dure plus longtemps d’autant plus qu’elle se proroge même sans évaluations conséquentes au point de restreindre pendant longtemps les droits des citoyens. Parlant du gouverneur militaire qui dirige la province du Nord-Kivu, ces élus trouvent en lui plusieurs préjugés et présomptions selon lesquelles les notables et autres couches de la population du Nord-Kivu seraient impliqués dans l’insécurité dans la région, ce qui porte à croire qu’il y aurait un complot contre les députés provinciaux, interdits aussi de circuler, et autres notables de la région durant cet Etat de siège. Ainsi les 17 parlementaires recommandent de circonscrire cet Etat dans siège dans la région de BENI ou carrément proclamer l’Etat d’urgence dans la dite région enfin de permettre aux autres agglomérations moins exposées aux menaces sécuritaires d’évoluer.

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