« Les bons citoyens doivent respecter les mots d’ordre donnés par l’armée et celui qui sortira s’attaquer à la police ou aux FARDC sera mis dans le même sac que les maïmaï ainsi que les Adf qui attaquent la ville. Visiblement, les 4 députés nationaux élus de Butembo sont préoccupés par ces opérations, voilà pourquoi ils ont été au ministère de l’intérieur Jeudi 27 octobre dernier. »

L’annonce vient du porte-parole militaire des opérations SOKOLA I au lendemain d’une journée tendue et agitée à Butembo à la suite de la mort d’un citoyen à BYASA, abattu lors des altercations entre la jeunesse locale ainsi que les forces de l’ordre après un bouclage ayant mal tourné jeudi 27 octobre dernier. En effet, les forces de l’ordre qui voulait s’attaquer à une boisson traditionnelle au motif qu’elle sert de talisman aux miliciens, ont finies par ouvrir le feu sur un pauvre jeune de 14 ans seulement qui revenait de son champ selon les premières informations recueillies sur place. Toutes les activités ont du coup été paralysées lorsque les proches de la victime ramenaient son corps à la morgue de l’hôpital MATANDA en attendant son inhumation, version pourtant non partagée par les forces de l’ordre qui parlent d’une arrestation des présumés maïmaï ayant mal tournée. Le porte-parole des opérations SOKOLA I soutient plutôt que tout le monde est désormais témoins que la ville de Butembo est maintenant infiltrée par les Adf et par les maïmaï qui ont déjoués leurs opérations à BYASA.

Butembo doit être nettoyé

Le capitaine Antony MWALUSHAYI rassure tout d’abord que le mariage civilo-militaire se porte bien à BUTEMBO en dépit des infiltrations de cette ville économique de la province du Nord Kivu par des miliciens maïmaï ainsi que les rebelles Adf. Ainsi, les forces de l’ordre restent déterminer à donner la paix à la population locale de gré ou de force parce que c’est sa mission poursuit-il. Voilà pourquoi une opération de nettoyage de cette ville se prépare et cette opération ne peut pas être perturbée ni par les messages d’intox ni par des grimaces qui circulent dans les réseaux sociaux dit-il avec un ton ferme. Ainsi Butembo sera nettoyer et tous les semeurs de trouble doivent être mis hors d’état de nuire. A la même source d’ajouter que les bons citoyens doivent respecter ces principes ainsi que les mots d’ordre donnés par l’armée et celui qui sortira s’attaquer à la police ou aux FARDC sera dans le même sac que les maïmaï ainsi que les Adf. Le mariage civilo-militaire est pour les meilleurs ainsi que les pires et ne sera jamais brisé conclut-il.

Et la notabilité locale alors ?

Jeudi 27 octobre dernier, les élus de Butembo étaient au ministère de l’intérieur et sécurité nationale pour rencontrer le ministre pour cette fin. Les 4 députés nationaux visiblement sont préoccupés par la situation sécuritaire de leur fief électoral. Rien n’a encore filtré autour de ces échanges. Peu avant cette rencontre, l’un d’eux, le député national Tembos YOTAMA avait alerté la représentation nationale sur un éventuel pillage systématique de la ville par les forces de l’ordre au nom d’un bouclage systématique à la recherche des miliciens maïmaï dans les résidences privées des citoyens comme c’était le cas vers les années 1998 par le régime de l’AFDL. Qu’est ce qui se prépare concrètement à Butembo ? A quoi bon d’annoncer une opération de nettoyage de la ville dans les medias comme si les mauvais citoyens ne peuvent pas se déguiser durant ces annonces ? Qui dit mieux !

Ivan Eliel KANIKI

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