« Au cours de son séjour à Beni, le premier ministre a reçu en audience exclusive les députés provinciaux du Nord-Kivu. L’Etat de siège était au menu des discussions aux côtés des arrières de salaire des parlementaires longtemps oublié par le gouvernement central. Des vérités ont été dites sans tabous et loin du secret défense ou secret d’Etat. »

Le député provincial MUFUNZA BAYENGO Ghislain exprime ses satisfactions après cette rencontre avec le chef du gouvernement congolais. Selon lui, les députés provinciaux avaient beaucoup des plaidoyers à présenter au premier ministre dont le plus important était l’évaluation de l’Etat de siège décrété il y a 3 mois dans 2 provinces du pays. A distance, SAMA LOKONDE ne pouvait pas s’imprégner clairement de ce qui se passe sur terrain, voilà pourquoi les députés provinciaux ont profité de sa visite à Beni, terrain des opérations contre l’ADF, pour lui mettre en jour sur la situation sécuritaire locale durant l’Etat de siège poursuit le député MUFUNZA BAYENGO. L’élu de Beni soutient qu’ils ont parlé des résultats de l’Etat de siège qui sont encore loin d’être palpables sur terrain ainsi que les intimidations et la mauvaise communication des forces armées envers les politiciens durant cette période. A l’issue des discussions, le premier ministre a compris que plusieurs mystères entouraient l’Etat de siège et pouvaient constituer des véritables obstacles de son succès sur terrain. Voilà pourquoi il a promis revoir en conseil des ministres quelques irrégularités soulevées par les députés provinciaux du Nord-Kivu.

De la liberté de la presse

L’hon MBENZE YOTAMA ajoute que le musèlement de la presse durant cette Etat de siège n’était pas du reste au cours de leurs discussions avec le chef du gouvernement. En effet, la cause des journalistes a été évoquée par les parlementaires dans leurs échanges avec SAMA LOKONDE. C’est avec désolation que nous avons dit au premier ministre que la presse n’est plus libre depuis l’avènement de l’Etat de siège précise l’hon MBENZE YOTAMA. Certes, ce régime spécial exige la restriction de certaines libertés mais la liberté de presse reste fondamentale et mère des autres libertés poursuit-il. De son côté, le premier ministre a promis veiller personnellement à la protection de cette liberté pendant l’Etat de siège. Dans les couloirs, certaines langues renseignes que les arriérés des députés provinciaux ont été évoquées également et un compromis a aussi été trouvé entre les deux parties.

Antoine Bienvenue, depuis OICHA

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