« La paix n’a pas de prix. Lorsque l’autorité militaires de surcroit ne sait pas prendre soins de lui-même, comment peut-elle prendre soins de la population s’interroge Me Achille KAPANGA au lendemain de l’attentat de Noel à Beni ayant fait aussi 2 bourgmestres policiers blessés. Quelle légèreté ! »

Les réactions continuent à tomber plus d’une semaine après un attentat ayant couté la vie à plusieurs citoyens durant les festivités de Noel en ville de Beni. Me Achille KAPANGA, ancien maire de Beni n’est pas du reste. Selon lui, le peuple est déjà conscient de la situation qu’elle traverse depuis une décennie d’année et pour preuve, les habitants dénoncent déjà régulièrement tout mouvement suspect même si ces alertes ne sont pas souvent prises en compte à temps utiles. Curieusement, les cranes des innocents continuent à être fracasser dans cette région poursuit-il. Que dire encore ! Les autorités militaires qui gèrent la région sous état de siège doivent tirer des leçons de l’attentent de Noel poursuit-il. En effet, durant les festivités de la nativité du Christ, une bombe avait explosé dans une buvette à Beni faisant ainsi des morts et des blessés. Deux bourgmestres policiers étaient parmi les survivants blessés.

Etat de siège, c’est aussi l’état d’alerte !

La guerre asymétrique n’est pas une excuse puisque l’armée est là pour combattre l’ennemi de n’importe quel calibre note Me Achille KAPANGA. L’autorité doit prendre conscience de cette situation et veiller comme une sentinelle enfin d’éviter des surprises désagréables dit-il au cours d’une émission télévisée réalisée à Kinshasa. Il est temps d’éviter les distractions parce que la paix n’a pas de prix. Lorsque l’autorité ne sait pas prendre soins de lui-même, comment peut-elle prendre soins de la population s’interroge-t-il ? Lorsque les bourgmestres qui sont appelés à sécuriser la population ne comprennent pas qu’ils sont en alerte, c’est regrettable dit-il. Se retrouver dans une buvette montre que l’autorité ne comprend pas que c’est pendant des moments des festivités que l’ennemi peut toujours profiter pour faire n’importe quoi conclut-il. Quelle légèreté !

Ivan Eliel KANIKI/ Goma

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