« Nous n’avons pas besoin d’une structure comme le DDRC avec ses malfrats lit-on dans la déclaration du KYAGHANDA-YIRA de Kinshasa. Les gens qui ont tué, qui ont égorgé, pillés et incendiés nos biens,… on ne pourrait pas s’imaginer qu’ils soient un jour réinsérer dans notre communauté de surcroît constituée encore des victimes de ces tueries. Ces gens-là ont leur place en prison. »

Gérôme PALUKU président du Kyaghanda-Yira de Kinshasa parle d’une manœuvre de l’armée que la communauté Nande n’acceptera jamais. Hier, ils disaient que les assaillants étaient des « banyabwisha » et aujourd’hui ils disent que parmi les capturés, plus de 80% sont des enfants de beni et lubero et pourtant nous savons qu’il n’y a jamais eu des « banyabwisha » à beni et lubero ou butembo poursuit-il. Ce sont des choses très sérieuses que notre armée est entrain de déclarer et pourtant tout le monde a vu certains officiers de cette même armée être arrêtés avec munitions en mains dans le circuit de ravitaillement de l’ennemi dit-il. Et quelques jours après, c’est le DDRC qui renait comme si l’on veut démobiliser ces égorgeurs capturés sur la ligne de front pour les réinsérer dans notre communauté pleine encore des victimes avec du sang qui coule au fond du cœur. C’est inadmissible dit-il et c’est comme si l’on se moque du peuple.

Pas de nécessité de création du DDRC aux ADF

Photo Miliciens Maimai cantonnés à Kalunguta
Miliciens Maimai cantonnés à Kalunguta

Pour neutraliser ces malfrats, nous n’avons pas besoin d’une structure comme le DDRC soutient le président du Kyaghanda-Yira de Kinshasa. Les gens qui ont tué, qui ont égorgé, … on ne pourrait pas s’imaginer un jour qu’ils soient réinsérer dans notre communauté de surcroît constituée des victimes de ces tueries. Ces gens-là ont leur place en prison dit-il. Gérôme PALUKU propose plutôt une approche offensive pour neutraliser ces assaillants. Rappelons que c’est depuis quelques jours l’armée a annoncé avoir capturé un certain nombre des rebelles sur la ligne des fronts et qui devront être transmis devant leurs juges naturels. Peu avant cela, c’était une dizaine de Banyabwisha qui s’est rendu aux forces armées en Irumu avouant provenir des rangs des rebelles ADF qui tuent à Beni et Ituri depuis bientôt 10 ans.

Ivan Eliel, depuis Beni

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