Pourtant lancée avec pompe et ardeur politique, l’union sacrée de la nation perd de plus en plus son succès sur la scène politique nationale. L’heure de menacer les administratifs de la territoriale n’ayant pas adhéré à cette vision du chef de l’Etat est presque révolue. La fête n’aura duré que quelques heures, mieux alors quelques jours. Des adhésions massives à cette vision appartiennent progressivement au passé. Seul le parti présidentiel tient encore régulièrement le discours de cette union sacrée pendant que d’autres alliés tournent difficilement leurs langues dans ce sens.

C’est le cas de l’UNC, proche alliée de l’UDPS dans le CACH. Le parti de V. KAMERHE menace d’ailleurs de quitter la coalition CACH à la suite des irrégularités dans le procès KAMERHE. Son secrétaire général dénonçait, il y a peu, des mains noires qui instrumentalisaient ce procès et le silence profond de son allié. Voilà pourquoi l’UNC ne voyait plus ses intérêts dans cette coalition. Billy KAMBALE exigeait même l’évaluation des accords de NAIROBI pour tirer les choses au clair.

On comprend ainsi clairement que cette rupture menace directement l’union sacrée de la nation prônée par le chef de l’Etat. De l’autre côté, c’est la coalition « Ensemble pour le changement » de Moise KATUMBI qui s’agite depuis le dépôt de la loi Noel TSHIANI sur la convoité il y a quelques heures à l’assemblée nationale. Les langues se délient de nouveau dans tous les sens. Des analyses se multiplient dans les réseaux sociaux.

D’une part, l’on exige le retrait de ce projet de loi et d’autre part, l’on menace de mobiliser le peuple contre cette loi. Les dernières nouvelles renseignent que ces derniers envisagent d’ailleurs quitter l’union sacrée de la nation pour faire échec à ce projet visiblement qui écarte leur leader de la course présidentielle de 2023.

Tout porte à croire que cette vision du chef de l’Etat a encore peu de chance de survie. L’équilibre politique pourrait de nouveau se refaire incessamment. Et difficile pour le moment d’accorder la confiance au doute. A qui profitera la prochaine majorité si cela arrivait ? Wait and see disent les anglais.

Ivan Eliel, depuis Goma

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